Mae Rim à l’état sauvage

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Explorer les alentours verts et montagneux de Mae Rim nous insuffle un vent de liberté. Le seul maître à bord sera nos envies et ça fait un bien fou ! On vous emmène …

Sanctuaire des éléphants

3e jour à Mae Rim. Nous partons pour une expédition dans un bout de forêt tropicale, là où les éléphants passent la seconde moitié de leur vie, apparemment la moitié la moins éprouvante. Bon, on n’est pas trop fan de l’idée. Avec tout ce qu’on entend sur l’exploitation des animaux à des fins touristiques et pécuniaires ça ne nous branche pas trop. Mais Jimmy nous en reparle et nous explique qu’en effet, il y a des « camps » pour éléphants mais aussi des sanctuaires. Le premier est un lieu où les bêtes sont dressées pour impressionner les touristes, quant à l’autre c’est une résidence pour éléphants âgés. Là-bas les éléphants ont plus de 50 ans, ils ont été rachetés à ces camps de durs labeurs pour une retraite paisible plus que méritée.

Bon, sans trop se poser de questions on s’y rend avec notre nouveau moyen de transport. À la locale bien sûr : le deux roues ! Ça c’est l’effet du scooter sur Ben …

Thaï badboy

Une fois arrivés sur place, nous avons le choix entre deux forfaits. Le premier nous permet d’avoir un sac de bananes pour nourrir les éléphants et de flâner dans le parc autant de temps que nous le souhaitons. Le deuxième, nous permet en plus de nous « baigner » avec les éléphants, et de les laver pour 10 fois plus cher. Bref le choix est vite fait, je ne vois pas l’intérêt de laver un éléphant ( déjà le nourrir, tu te demandes pourquoi il ne se nourrit pas seul, alors le laver …). Bref nous voilà partis avec nos paniers de bananes à la recherche d’un éléphant à nourrir.

Nous sommes en fait vite accueillis par un « guide » qui nous fait la présentation des différents éléphants présents sur le site. Il nous explique brièvement que les éléphants sont vieux (environ 80 ans) et fatigués par leur carrière de showmans. Leur âge et leur petite taille nous surprennent, mais c’est parce que nous avons l‘image de l’éléphant d’Afrique dans nos esprits, en réalité il y a 7 différences majeures entre l’espèce vivant en Afrique et celle vivant en Asie. On se couchera moins bête ce soir !

Bon maintenant c’est le moment de leur donner ces fameuses bananes… Le guide nous montre la manière de les présenter aux bêtes. Nous écoutons les conseils attentivement. Apparemment, rien de bien compliqué. L’éléphant se sert de sa trompe avec une dextérité remarquable. Il nous prend délicatement la banane des mains pour venir la fourrer dans sa gueule et la dévorer toute entière. C’est assez impressionnant.

Ben s’en est pas mal sorti pour une première. De mon côté je n’ai pas tout de suite été aussi à l’aise, vous pensez bien ! J’y vais ou j’y vais pas … Bon j’y vais … mais j’ai peeeeuuuuur !

Eléphants après éléphants, le guide nous fait la présentation de l’animal, on a le droit à son profil détaillé, son histoire, son caractère et ses humeurs (« Celui là est un peu ronchon, celui-là capricieux, celui-là est le plus amical de tous c’est mon préféré » …). Bon au bout du cinquième, le côté impressionnant se dissipe un peu et on serait presque à l’aise à leurs côtés.

Le Poopoo Paper

Une fois les éléphants nourris, la prochaine attraction se niche sous une hutte au fond du parc. Le lieu est vide, nous allons voir. Un vieux monsieur nous accueille et tente de communiquer avec nous en thaï. Nous comprenons qu’il veut nous montrer quelque chose. Et voilà nous ne le savions pas, mais aujourd’hui nous allons découvrir comment faire du papier eco responsable et pas cher. Eh oui, en Thaïlande, vous pouvez confectionner des feuilles de papier à base de déjections d’éléphants. Le PooPoo-Paper ! Et en plus c’est inodore.  Pour faire simple, vous prenez une bonne bouse, vous la laissez se décomposer dans un récipient d’eau, vous touillez un peu et puis vous récoltez grâce à un grand tamis la matière pâteuse. Laissez sécher quelques heures au soleil, et Tadam ! Vous avez votre feuille A3 de prête. Pour 40B, nous repartons avec notre rouleau (Bon, on à l’impression de repayer les bananes que l’on vient de donner aux éléphants, mais c’est comme ça …).

Baignade

Pour finir, nous assistons à la baignade et au lavage d’un des éléphants par un autre groupe qui s’est payé ce luxe. Nous, sereinement, nous assistons depuis notre banc à l’ombre de la scène. Les deux touristes passent un bon quart d’heure à frotter la peau, rincer et chouchouter l’animal qui ne semble pas vraiment avoir envie de se baigner. Les mahouts, eux, filment avec une GoPro la toilette pour un souvenir inoubliable. Bon, on est mieux sur notre banc nous, on ne regrette pas une seconde d’avoir pris uniquement les bananes.

Voila pour la journée avec les éléphants. Bref après coup on se dit que quand même malgré l’appellation sanctuaire, ça reste de l’exploitation touristique des animaux. On attend qu’ils aient tout donné dans le show-business puis au lieu de les laisser tranquille, on se dit qu’ils pourraient rapporter même à ne rien faire. Et voilà comment ils restent attachés toute la journée à se gaver de bananes des touristes, et faire des aller-retours à la rivière pour se faire frotter le dos. Sur le chemin du retour nous remarquons que le camp d’éléphants porte le même logo que celui du sanctuaire … ça en dit long. Bref ça valait le coup, au moins pour se faire un avis sur le sujet 😉

Temple caché dans la jungle

Nous voilà repartis les cheveux au vent sur notre 2 roues jusqu’à ce qu’apparaisse une grande arche sur le bord de la route. Elle éveille notre curiosité. Toujours loin d’être pressés par le temps, nous nous arrêtons pour aller voir ça de plus près. Super ! Encore un temple. De plus, celui-là semble très peu fréquenté. Le doré scintille sur les magnifiques peintures rouges, bleues et vertes éclatantes. 3 couleurs à la forte symbolique dans l’art bouddhiste. Les sculptures paraissent vivantes prêtes à nous dévorer. C’est fascinant. Nous ne sommes pas encore au courant que nous en verrons bientôt tous les 100m …

Café flottant à ciel ouvert

Il fait toujours chaud, c’est une excuse parfaite pour aller se boire un coup. D’autant plus que sur le chemin nous avons repéré une enfilade de cafés installés en contre bas sur les berges de la rivière. Ça avait l’air chouette. Donc c’est parti, nous nous y rendons. Et en effet c’est plutôt canon. Des palettes en bois sont suspendues sur les rochers au-dessus du cours d’eau en guise de terrasses individuelles.Tout le bar se camoufle dans la forêt au-dessus de la rivière bien à l’ombre sous les arbres immenses. Tout est assez espacé pour être tranquille et avoir l’impression d’être seul dans ce coin de nature.

Comme d’habitude, les choix étant restreints en terme d’apéro, je prends une Chang qui reste de loin  « le produit de première nécessité » le plus cher dans notre quotidien : la bière. Même la bière locale.

Petite pause  « coût de la vie en Thaïlande »
une bouteille de bière en épicerie coûtera en moyenne 60B (1.80 euro) et 100B dans les « cafés » alors qu’un plat de riz, légumes + viande en sauce mijotée au marché ne coûtera que 40B (1.20 euro) et 60B servi à une table.
C’est, nous pensons, aussi pour cette raison que parfois le prix de la bière peut pas mal varier dans les établissements de restauration ou afficher un prix selon la tête du client et donc laisser une case vide dans la colonne prix de la carte de boisson.

Pauline, elle, se laisse tenter par un smoothie glacé fruit de la passion. Le glaçon local sera digéré et accepté avec brio. Une nouvelle étape de franchie dans la vie du voyageur. Nous passons un bon moment rafraîchissant avant de reprendre la route en direction de nos hôtes pour finir la journée tranquillement à écrire le prochain article.

12 réponses

  1. Très intéressant cette visite aux éléphants à la retraite, le thème étant à la mode je ne te cache pas que ce farniente fait rêver… bon trêve de stupidité et de plaisanterie surtout… très sympa cette idée du super papier bio. Je v essayer avec les vaches des Pyrénées. J attends la suite avec impatience. Nous vous embrassons. Daniele et Éric ( nous sommes tous les deux en direction de Tarbes )

      1. Mais tellement! Et encore, je n’ai pas eu le plaisir d’aller à Mae Ring ; ça a l’air tellement authentique (mis à part les champs de fleurs :-D) et ressourçant!

        Quelle sera la prochaine étape?

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