Mae Rim, perle de villégiature

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Nous voilà à 681 km au Nord de Bangkok, fin prêts à découvrir les trésors de Chiang Mai, la Rose du Nord. L’accueil de notre nouvelle famille est à la hauteur de la beauté de ce nouveau décor.

Un accueil chaleureux dans notre nouvelle famille

Au réveil, lorsque l’on ouvre les rideaux, on comprend immédiatement que le périple jusqu’à Mae Rim en valait largement la peine.

La température est idéale. La journée, nous avoisinerons les 30 degrés alors qu‘à la nuit tombée les températures baissent pour apprécier un petit air frais. Iu, notre hôte vient de la région d’Isan au Nord-Est de la Thaïlande là où le climat est chaud et sec. Elle est venue s’installer à Mae Rim, au bord des champs de fleurs et des rizières où le climat est bien plus agréable.

Au petit déjeuner, nous faisons la rencontre de son copain français Jimmy avec qui nous sympathisons très vite. Un mec extrêmement sympa. Il est ravi de pouvoir partager ses anecdotes de voyageur avec des routards français. Il nous parlera du Laos, du Vietnam, du Cambodge et bien sûr de la Thaïlande dont il est tombé amoureux il y a quelques années déjà. Iu et Jimmy nous font sentir comme chez nous. Quel plaisir de poser nos valises pour 8 jours ! En plus dans la maison du bonheur, y a qu’à voir comme Rosso le labrador est au top 🙂

Les champs de fleurs

Le petit déjeuner englouti, on est prêt à découvrir notre nouveau quartier. Jimmy nous laisse les vélos. C’est parti.

Tous les Thaïlandais que l’on croise nous font des grands sourires. On ne pouvait pas espérer être mieux reçus. Pourtant ils ne sont pas vraiment habitués à croiser des touristes occidentaux. Nous sommes à 20km de la grande ville de Chiang Mai. Mae Rim c’est la campagne et Jimmy nous a raconté que seuls 1 ou 2 étrangers occidentaux se sont installés ici après s’être mariés avec des Thaïlandais.

Les touristes les plus présents ici sont les Chinois qui viennent faire leur shooting photos au milieu des champs de fleurs multicolores. Du coup, les Thaïlandais, malins, font payer 40 baths la photo au champ ! Nous, on se glisse derrière incognito.

Ça me rappelle les anecdotes de mon amie Clairette qui habite au milieu des champs de Lavande en Provence. Elle se marre de voir les Chinois débarquer par vagues de bus faire la queue en robe de mariée pour une photo dans les fleurs violettes. Eh ben elle va se réjouir quand je vais lui dire qu’à 10 000 km de chez elle, c’est la même histoire !

On trouvera ce café familial en bambou, où nous serons les seuls clients à déguster la fameuse Chang bien fraîche. Que du bonheur ce calme après la frénésie Bangkokoise.

17h30. La nuit pointe le bout de son nez. On ré-enfourche les vélos pour pédaler à travers un tout autre décor illuminé. Scène romantique mais pas vraiment écologique… Jimmy nous a expliqué que pour faire pousser ces fleurs plus vite et par la même occasion « protéger » leur beauté des pollinisateurs nocturnes, des ampoules flottent dans l’obscurité au-dessus de leurs têtes.

Pérégrinations gastronomiques

Au premier petit déjeuner, j’ai tout de suite compris que c’est ici qu’allait commencer notre voyage culinaire. Iu, notre hôte, est une excellente cuisinière. Ses plats colorés et créatifs teintés d’une multitude d’épices (pas moins de 10 épices par plat !) réveillent nos papilles à chaque repas.

En Thaïlande, un repas (riz légumes + viande ou poisson) coûte en moyenne 70 Baths (environ 2 euros). Nous parlons de plats cuisinés avec des ingrédients frais. Autant vous dire qu’en un échange de regard avec Ben, nous étions d’accord pour découvrir chaque jour les talents des cuisiniers locaux.

C’est un rêve éveillé. Iu nous présente les photos de ses spécialités et nous demandent de lui faire le programme des dîners sur la semaine. Je crois que je bave. (Oui j’ai un gros point faible qui s’appelle « la bonne bouffe », je suis au courant sachez que je fais de mon mieux…) Avant de goûter à ses plats je crois même que je prie sans m’en rendre compte. C’est le moment où je suis en tête à tête avec le plat pour lequel j’ai un immense respect.

Iu donne également des cours de cuisine donc nous allons nous donner la chance de pouvoir recréer ses plats tout au long de notre périple ou encore de les ramener jusqu’en France, qui sait ?

Qui dit « cours de cuisine«  dit « expédition au marché local » bien sûr !

Pour nous, le marché, c’est LA véritable expédition culturelle ! Tous les habitants s’y retrouvent peu importe leur milieu social et dans une atmosphère on ne peut plus familiale. Là aussi on se sent comme à la maison.

On picore les aliments à portée de mains. De la brochette de grenouille, de poulet, de porc, de saucisse, d’œufs durs, de tofu à la banane frite en passant par des boules de noix de coco râpée, on ne sait plus où donner de la tête. Les stands présentent des rangées de plats mijotés colorés, il n’y a plus qu’à commander son déjeuner qui sera servi dans un sac en plastique pour 30 Baths (1 euro).

Le poisson frais est étalé sur des lits de glaçons. Parfois il est vivant, rebondissant sur le sol, essayant de s’échapper des mains de la redoutable marchande qui se chargera de lui arracher les entrailles avec une machette affûtée.

Les carcasses de viandes elles, s’entassent sous des ventilateurs de fortune fabriqués de bambous et de sacs plastiques chargés de chasser les mouches.

Après avoir serpenté dans le labyrinthe des 1000 saveurs mais aussi des 1000 odeurs …, nous sortons de ce tohu-bohu coloré munis des ingrédients nécessaires à la confection du poulet curry Massaman.


Accrochez-vous ! Il ne faut pas moins de 14 ingrédients rien que pour préparer la pâte de curry et trop de temps selon Iu. Même elle qui fait tout maison l’achète en sachet car il y en a de très bonne qualité.
Nous aurons quand même notre lot d’épices, aromates et fruits à faire mijoter avec le poulet dans le bain de lait de coco : cacahouètes et jus de tamarin, feuilles de laurier, clou de girofles, anis étoilé, cannelle…

Encore une fois c’est un régal ! Soudain, on a peur. Prise de conscience : la barre sur l’échelle des saveurs est très haute pour la suite de l’odyssée.

10 réponses

  1. super! je regarderai à nouveau quand j’aurai faim, quelques jours après les fêtes!! C’est très beau, de vrais cartes postales! On vous souhaite de bien profiter! Léa vous fait la bise

    1. C’est marrant que tu dises ça j’ai dit à Ben : »ta mère adorerait ces fleurs ! » ahah
      Attends de lire l’article sur le festival de fleurs à Chiang Rai, tu vas en prendre plein la vue 😉

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